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02
2010

Février, c'est le retour du Tournoi des VI Nations !! Et dans le XV de France, les chasseurs sont nombreux. L'ANJC a rencontré Julien Bonnaire, troisième ligne des Bleus et du club de Clermont, pour un interview très sympathique.

Agé de 31 ans, Julien Bonnaire est sportif de haut niveau. Rugbyman depuis toujours, il tient sa place de 3ème ligne dans l’une des équipes les plus prestigieuses du rugby français, l’ASM Clermont-Auvergne. Il est aussi, depuis 2004, titulaire de l’équipe de France : le XV de France.
Natif de Bourgoin Jallieu (Isère) où il a joué pendant plus de 8 ans, Julien a été piqué depuis sa plus jeune enfance par la chasse.

ANJC : Bonjour Julien et merci de nous laisser un peu de ton temps pour découvrir ta seconde passion « La Chasse ». Depuis quand chasses-tu et pourquoi cette passion ?
JB : Je chasse depuis l’âge de 16 ans mais j’accompagnais déjà mon père et mon grand-père dans les plaines et les bois de ma commune depuis tout petit. J’apprécie beaucoup ce rapport avec la nature qui permet de m’évader du quotidien.
J’apprécie aussi beaucoup me retrouver avec mes amis pour passer un bon moment et finir par un bon repas chaleureux et convivial.

ANJC : Que chasses-tu en particulier ?
JB : J’ai toujours chassé le petit gibier et plus particulièrement celui à plumes. Je viens d’un secteur où il y a peu de grand gibier. Je chasse en règle générale dans des communales, que ce soit dans ma région natale ou bien dans le département de l’Allier.
Malheureusement, je ne peux chasser qu’une ou deux fois par mois car mon activité professionnelle me prend pratiquement la totalité de mon temps. Le peu qu’il me reste, je le passe avec la famille. Le petit gibier se fait aussi de plus en plus rare car nos territoires manquent cruellement de piégeage et d’aménagement.
J’aimerais acquérir un chien car c’est le compagnon idéal pour vivre des moments inoubliables mais aussi pour chasser le faisan !

ANJC : Penses-tu que la chasse a su évoluer dans les mentalités ?
JB : La chasse a un rôle important à jouer sur la plupart des écosystèmes. Elle est indispensable à l’équilibre de nos campagnes.
Je trouve que son image vis-à-vis du public a changé dans le bon sens malgré la représentation du sketch des Inconnus. Elle a meilleure réputation et les gens ont moins cette image de dégoût lorsqu’ils en parlent car ils voient plus le côté entretien de la nature que celui de la mort des animaux. Les acteurs cynégétiques ont su se moderniser et ils savent faire passer de mieux en mieux la réalité de notre passion. Je crois d’ailleurs que c’est le travail des jeunes chasseurs !

ANJC : Quels sont les problèmes qui freinent un jeune à chasser ?
JB : La chasse est un budget important qui est difficile à payer pour un jeune, surtout lorsqu’il est étudiant ou jeune travailleur. Le coût du permis est déjà une première barrière financière. Si l’on ajoute le territoire de chasse à trouver, cela augmente les difficultés à chasser. C’est pour cela qu’il faut trouver des tarifs abordables (équipement…) pour cette génération de Nemrods et que les sociétés de chasse jouent le jeu de l’intégration avec des  prix réduits.

ANJC : Penses-tu que la chasse a de l’avenir ?
JB : Il est vrai que le nombre de chasseurs diminue d’année en année mais il ne faut pas lâcher et continuer à se battre pour renouveler et donner une image positive et attractive auprès de tous.
J’ai réussi à transmettre ma passion cynégétique dans mon équipe de rugby. Trois joueurs Clermontois vont passer leur examen cette année. Comme quoi, il faut être optimiste !

ANJC : Toute l’équipe des jeunes et nouveaux chasseurs te remercie, en espérant que nous marquerons autant d’essais « cynégétiques » que le XV de France.

 

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Mis à jour le samedi 1 mai 2010 20:49

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