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18
Jan
2010

Samedi 03 octobre 2009, Stéphane MARCHANDEAU (Technicien de l’ONCFS chargé plus spécialement d’études sur le lièvre et le lapin de garenne) a consacré une matinée à l’ADJC44 pour présenter les études qu’il réalise actuellement sur le lapin de garennes. Jérôme revient sur cette matinée :

 
 
 
Stéphane MARCHANDEAU commence par nous expliquer les études qu’il mène sur les lapins de garennes et plus particulièrement sur les trajets que ces derniers sont amenés à effectuer. Ces études sont importantes pour savoir d’une part comment le lapin va coloniser ou recoloniser les zones où il est absent, et d’autre part, pour en savoir un peu plus sur l’impact des maladies et la contamination au niveau des garennes. En effet, les flux d’individus entre noyaux de populations sont un acteur clé de la circulation des virus (VHD, Myxomatose).

 

 

Après la capture d’un lapin à l’aide d’un piège (mue tombante), un émetteur est placé sur ce dernier au niveau du cou sur un collier. Les émetteurs ne doivent jamais dépasser 5% du poids de l’animal. Ainsi pour les jeunes, un deuxième émetteur a été créé plus léger et posé sur « tip- tag », il s’accroche à l’oreille des lapins. Il dure un peu moins de temps (3 mois au lieu de 5). Chaque émetteur a une certaine fréquence. Après avoir saisi le numéro de fréquence sur un récepteur avec antenne, il nous suffit de déplacer tout autour de nous cette dernière et de tendre nos oreilles. Une pulsation régulière nous donne la direction à prendre pour trouver l’animal. Les émetteurs sont également équipés d’un indicateur d’activité. Ainsi dès que l’animal est immobilisé plus de 5 heures, le rythme des pulsations s’accélère, passant d’un bip toutes les 2 secondes à un chaque seconde.

 

 

L’étude est réalisée sur une quinzaine de lapins ce qui nous a permis d’en rechercher au moins un chacun notre tour avec plus ou moins de difficultés. Après chaque localisation, Stéphane note consciencieusement sur un carnet le lieu (répertorié et précisé à l’aide d’une carte), où est gîté l’animal à tel moment, tel jour.
Après presque 3 heures de balade et discussions sur nos lapins, il est temps pour nous de s’arrêter autour d’un petit goûter convivial.
L’ADJC44 remercie sincèrement Messieurs MARCHANDEAU et PRIN (Président de la Société Communale de Chasse Philibertine) pour leur disponibilité et leurs explications tout au long de cette matinée passée en leur compagnie.

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Mis à jour le jeudi 25 mars 2010 20:37

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