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30
Oct
2008
Ludovic n'est pas issu d'une famille de chasseurs. Et pourtant, aujourd'hui il a lui aussi une passion pour la chasse, et notamment pour la recherche au sang. Voici son parcours jusqu'à l'UNUCR (Union Nationale pour l'Utilisation du Chien de Rouge) ...
Jeune chasseur, j’ai passé mon permis de chasser en 2001. J’avais 22 ans. Pourquoi si tard ? Dans ma famille mon oncle chassait mais on en parlait rarement pendant nos repas de famille. C’est un ami qui m’a fait découvrir la chasse, en m’emmenant traquer le grand gibier. Avec mon frère, un an après avoir découvert la chasse, nous avons décidé de passer le permis de chasser et nous avons découvert beaucoup de choses très intéressantes. Comme nous étions novices et n’ayant pas reçu les bases données par une famille de chasseur, c’était une grande découverte : la sécurité, les munitions, les armes, etc.…

Mon permis en poche, me voila prêt à chasser. J’ai pris ma première action de chasse dans mon petit village où j’ai passé la plus grande partie de mon enfance. A ma grande surprise, j’ai découvert une population d’animaux que je n’avais jamais vus malgré la connaissance de ces bois pour y avoir construit des cabanes avec les copains. Le premier sanglier que j’ai vu dans ces bois m’a mis dans un bonheur fou, et c’est à ce moment là que ma passion pour la nature et la chasse s’est vraiment déclarée.
 
Je dis passion de la nature, car je pense que si on est chasseur c’est que l’on aime la nature et on la respecte. L’ami qui m’a fait découvrir la chasse était conducteur de chien de sang. Pendant les premières années de permis, je l’ai accompagné pour découvrir toutes les facettes de la chasse et en même temps j’écoutais les récits des différents chasseurs lorsqu’ils avaient blessé un animal. Ce qui m’a apporté beaucoup d’expérience, car les premiers indices sont très importants pour un conducteur de chien de sang, la réaction du gibier a la balle, les indices trouvées à l’impact, etc.…
Suite à cela, j’ai appris qu’il y avait beaucoup de choses à faire sur les différentes façons d’aider un conducteur de chien de sang, comme par exemple, bien baliser l’endroit où la balle a frappé l’animal, regarder s’il y a des indices sans y toucher, suivre le sang laissé par la blessure sur une distance maximale de 100m sans piétiner la piste laissée par l’animal et mettre une balise qui permettra d’aider le conducteur pour la recherche, ne pas mettre les chiens de la traque sur la piste car tout dépendra d’où se trouve la blessure cela peut durer 5min au mieux mais souvent plusieurs heures.
Avec l’expérience que j’ai acquise grâce à mon ami, je peux dire que dans la plupart des cas, mettre les chiens derrière l’animal diminue les chances de réussite lors de la recherche, et j’ai encore beaucoup de chose à découvrir. Le virus de la recherche m’a bien été transmis. La recherche au sang fait partie intégrante de la chasse.
 
Comme je l’ai dit précédemment on aime la chasse, on aime la nature d’où son respect et la recherche au sang permet de respecter les animaux en évitant qu’ils souffrent de trop. Cette année, je viens de passer la formation théorique pour devenir conducteur de chien de sang et je souhaite présenter un jour quand mon emploi du temps me le permettra, un chien de sang et devenir conducteur.
 
La chasse fait partie de notre patrimoine, faisons tout pour la protéger et la faire découvrir. J’ai l’espoir de voir mes petits enfants chasser et connaître le même plaisir que j’ai à pratiquer cette passion. Aidons la jeunesse à découvrir le respect de la nature par le biais de la chasse.
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Mis à jour le vendredi 8 mai 2009 09:44

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